Notre travail

CONCEPT

A4SD functionne le long de la chaînes de valeur. Notre approche est basé sur le concept de ValueLinks.

ValueLinks 2.0 désigne la démarche générale des chaînes de valeur appliquée par les administrations gouvernementales, les compagnies privées et les agences de développement de manière similaire. L’idée est de promouvoir une transformation des chaînes de valeur vers une économie plus verte et plus inclusive. ValueLink correspond aussi à un réseau d’experts et à un ensemble de formations. La méthodologie est connue et utilisée par un nombre croissant de programmes de développement. Au cours des dix dernières années, plus de 3000 personnes ont été formées.

Les programmes de développement peuvent accéder aux principes et outils via le site web www.valuelinks.org . Il fournit l’information concernant les cours de formation ValueLinks et présente le manuel sur le développement durable de la chaîne de valeur « ValueLinks 2.0 », version 2017. Le premier volume comprend l’analyse de la chaîne de valeur, la stratégie et la mise en œuvre, le second volume englobe une série de solutions de chaîne de valeur concernant l’amélioration des modèles de gestion entrepreneuriale, les interconnexions, les standards de pérennité du financement et des services et les changements de réglementation.

GAP

Pour intensifier la production, une vulgarisation efficace et efficiente doit s'appuyer sur des bonnes pratiques agricoles viables issues de la recherche agricole. À cet effet des référentiels technico-économiques sur le cacao et des vivriers comme le riz, le manioc, le maïs, la tomate, les haricots ou les escargots sont développés. Ce sont de courts documents pour les vulgarisateurs et les agriculteurs. Ils fournissent des messages clés illustrés sur les bonnes pratiques agricoles ainsi que sur les techniques de récolte et post-récolte développées par la recherche agricole. Des travaux importants sont nécessaires afin d'assurer la documentation et une illustration concises, exactes et convaincantes des bonnes pratiques agricoles ainsi que des techniques de récolte et de post-récolte. Les recommandations techniques sont complétées par l'analyse économique et des aspects de gestion pour réussir l'adoption et accroître la productivité et le revenu. D'une part, cela assure des sessions de vulgarisation bien ciblées et efficaces tout au long du cycle de production, et aide, d'autre part, les agriculteurs à appliquer de bonnes pratiques agricoles après / entre les sessions de vulgarisation. Chaque participant à des sessions de vulgarisation reçoit son référentiel. Les référentiels technico-économiques sont aussi utilisés pour développer des outils et média de vulgarisation supplémentaires tels que des blocs d'images, des animations 3D et des émissions de radio.

FBS

Le Farmer Business School (FBS) renforce les attitudes et compétences entrepreneurialess de petits exploitants pour des revenus accrus et diversifiés ainsi qu’une nutrition équilibrée. Avec le cofinancement du Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement et de la World Cocoa Foundation, SSAB et ses partenaires ont élaboré le premier curriculum pour les petites exploitations cacaoyères africains en 2010. En cinq demies journées consécutives, les exploitants se familiarisent avec

  • Les principes de gestion entrepreneuriale de l’exploitation agricole
  • Les éléments de base de la nutrition humaine et les modes de gestion de l’exploitation pour obtenir une production alimentaire suffisante et garantir une alimentation équilibrée
  • Des stratégies d'investissement basées sur la méthode d’analyse « coût-avantage » de techniques de production
  • La gestion financière, l'épargne et le crédit
  • Les avantages qu’offrent les produits de bonne qualité et que procure l’adhésion à une organisation de producteur
  • Des investissements dans la replantation

FBS complète la formation sur les bonnes pratiques agricoles (BPA), les services financiers et techniques que demandent les petits exploitants. À ce jour, nos partenaires ont formé 1.135.612 producteurs et productrices de cacao.

Depuis 2012, 19 programmes de développement ont adopté le FBS pour former un nombre supplémentaire de 23 petits exploitants africains dans 22 pays africains. Avec le soutien du SSAB, les programmes ont adapté le matériel de formation du FBS pour55 systèmes de production autres que le cacao. Au total, le SSAB et ses programmes partenaires ont élaborés 19 curricula. Avec les 480.679 cacaoculteurs formés dans le cadre de la SSAB, plus de 480.679 producteurs sont maintenant formés en FBS.

Les facteurs essentiels de réussite sont:

  • La concentration sur les compétences entrepreneuriales les plus nécessaires aux petits exploitants
  • La qualification approfondie théorique et pratique des formateurs ayant de bonnes aptitudes sociales
  • La combinaison de modules standards de base avec des modules spécifiques au produit
  • La méthode participative de travail en groupe.

La demande d'appui pour le développement et la mise en place du FBS augmente. Cela a conduit à la création du FBS Advisory Facility dans le cadre de SSAB fin 2016. Il fournit une assistance aux programmes de développement rural et organisations ainsi qu'aux entreprises privées intéressées par l'adaptation et la mise en œuvre de l'approche de FBS. Apprenez plus sur le FBS Advisory Facility, cliquez ici...

S'appuyant sur l'approche FBS, le projet SSAB a développé la Cooperative Business School (CBS) qui vise à renforcer les organisations paysannes (FBO) et leur personnel. En savoir plus...

FONDS DE CONTREPARTIE

Le fonds de contrepartie est un modèle de développement intégré qui regroupe des acteurs du secteur public, du secteur privé et de de la société civile. Il combine ressources financières et contributions en nature dans le cadre d’activités ciblées, conformes à l’objectif général du projet pour une chaîne de valeur simple. Cette démarche permet de mobiliser beaucoup plus de financements et d’exploiter les synergies pour atteindre un impact très supérieur. En 2009, l’initiative «Competitive African Cotton Initiative » (COMPACI) appliqua pour la première fois ce modèle, suivi en 2012 par l’initiative « African Cashew Initiative » (ACI) lors de la mise en œuvre d’une nouvelle phase de projet sous la dénomination « Competitive Cashew Initiative » (ComCashew) et en 2013 par l’initiative « Competitive Rice Initiative » (CARI).

Le fonds de contrepartie favorise la participation des partenaires du secteur privé à différents niveaux de la chaîne de valeur tels que les acheteurs, les fournisseurs d'intrants et de services, les transformateurs, les organisations paysannes et les commerçants ainsi que des partenaires du secteur public notamment les agences de vulgarisation, les instituts de recherche ou décideurs ainsi que les organisations de la société civile pour une mise en œuvre coordonnée des activités du projet, contribuant à atteindre leurs objectifs particuliers et les objectifs général du projet. Le choix des produits tel que la noix de cajou, le coton, le cacao et le riz favorise une étroite collaboration et un appui aux réseaux professionnels existants afin de réduire les goulots d’étranglements à tous les échelons de la chaîne de valeur.

Structure des coûts d’un projet spécifique de financement de contrepartie

Les partenaires principaux qui injectent des fonds propres importants c’est-à-dire les représentants de la communauté des bailleurs de fonds, les organismes concernés et les responsables de la mise en œuvre tels que la GIZ et autres partenaires se rencontrent régulièrement dans le cadre de la Direction des programmes pour échanger et décider des ajustements stratégiques. La Direction est responsable de la gestion stratégique des fonds, l’élaboration des politiques et des réglementations et, elle approuve les propositions de projet, faites par des partenaires potentiels. La recherche de consensus est au cœur du processus de décision de la Direction des programmes. Un Comité de fonds de contrepartie évalue et soumet à la Direction des sous-projets, pouvant prétendre à un co-financement. Une Unité de gestion du projet prépare les réunions et les décisions de la Direction, conclue des contrats avec des partenaires individuels et supervise leur mise en œuvre et la rédaction des rapports de suivi.

Généralement, les projets de financement de contrepartie sont de 50 000 euros à 250 000 euros dont 40% à 60% sous forme de subventions et pour une période de 12 à 24 mois.

Jusqu’à présent, plus de 150 fonds de contrepartie ont été concrétisés dans 14 pays. Ce qui signifie : (i) une contribution totale de l’ensemble des partenaires d’un montant de 68 millions d’euros, (ii) la participation des institutions de recherche, des organismes gouvernementaux, des organisations syndicales des agriculteurs et bien d’autres acteurs et (iii) l’amélioration des maillons de la chaîne de l’offre, de la qualité du matériel végétal de plantation et des semences, de l’accès au financement, aux intrants et à l’appui conseil ainsi que du renforcement de la promotion des « bonnes pratiques agricoles » (GAP).

 

MTP

La Formation de Maîtres Formateurs (MTP) est un programme de formation unique du projet ComCashew. Le programme vise à créer un pool d'experts qualifiés dans la chaîne de valeur de la noix de cajou pour faciliter l'échange de connaissances, l'apprentissage et l'innovation dans le secteur de la noix de cajou en Afrique. Après avoir terminé MTP, chaque participant est reconnu comme :

  • Une personne de ressources ayant des connaissances dans la production, la transformation, la commercialisation, l'économie et l'organisation du secteur de la noix de cajou,
  • Un expert qualifié dans le domaine de la formation de formateurs en noix de cajou ;
  • Un expert dans la conception et le développement de programmes de formation pour des groupes cibles spécifiques ;
  • Une personne de référence bien connectée au niveau national et régional au sein de la chaîne de valeur de la noix de cajou ;
  • Un expert dans la conception, l'adaptation et la mise à jour d'outils pédagogiques/de formation.

A la fin de la formation, les maîtres formateurs qualifiés dispensent des formations techniques à d'autres formateurs (formation de formateurs) ainsi qu'aux agriculteurs et autres acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Leurs conseils contribuent à la croissance du secteur de la noix de cajou.

De 2013 - 2017 éditions du MTP ont été organisées avec 291 experts formés tout au long de la chaîne de valeur de la noix de cajou, dont 56 femmes. Le MTP constitue un échange régional efficace entre 15 pays. Le cinquième Master Training Program cible 75 participants et cinq personnes de ressource travaillant dans les secteurs privé et public ainsi que dans les ONG promouvant la chaîne de valeur de la noix de cajou en Afrique.

Les candidats doivent être mandatés par leur institution d'accueil. Les candidats au MTP sont des consultants expériencés ou des experts en formation/conseils sur la chaîne de valeur de la noix de cajou ou toute autre culture, le personnel des entreprises de transformation (start-up et unités déjà installées) et les consultants travaillant dans le secteur de la noix de cajou. Il s'agit d'employés provenant d'institutions privées et publiques. Les candidatures seront soumises à un processus de sélection transparent et conforme à des critères fixes.

Le MTP couvre une période de 7 à 8 mois. Le programme comprend trois sessions d'une semaine en salle de classe, offrant une plateforme d'échange facilitée. Chaque session se concentre sur un ensemble spécifique de modules :

  • Session 1 : Organisation du marché de la noix de cajou et instruments de mise en place pour un Maitre Formateur.
  • Session 2 : Développement du matériel végétal et bonnes pratiques agricoles
  • Session 3 : Transformation de la noix de cajou, organisation sectorielle et questions transversales

Entre les séances en classe, des intersessions ou des activités sur le terrain d'une durée maximale de trois mois sont prévues. Pendant les intersessions, les participants retournent dans leur institution d'accueil, partagent leurs connaissances avec leurs collègues et font un travail pratique sur le terrain pour appliquer ce qu'ils ont appris pendant les séances de formation.

Vous trouverez l'appel à candidature pour le MTP en cours sur la page Nouvelles de ComCashew.

EMPLOI

L'agriculture joue un rôle majeur dans la plupart des pays subsahariens: environ deux tiers de la population travaillant dans l'agriculture. Néanmoins, la valeur ajoutée de l'agriculture est encore insuffisante, ce qui laisse des possibilités d'intensification de la production inutilisé. Ainsi, le soutien aux petites exploitations agricoles modernes, ainsi qu'à la transformation, au commerce et à la commercialisation a le potentiel de contribuer à une croissance significative de l'emploi.

Au sein de l'A4SD, les partenaires privés créent de nouveaux emplois pour les hommes et les femmes dans les usines de transformation, souvent décentralisées dans les zones rurales. Toutefois, l'effet le plus important sur l'emploi provient encore directement de la production dans les petites exploitations agricoles, puisque leur intensification pour des qualités et des quantités commercialisables entraîne une demande de main-d'œuvre nettement plus élevée. L'emploi supplémentaire peut être présenté en équivalents temps plein, ce qui est nécessaire en raison du caractère saisonnier et informel du travail. Le travail dans la production est réparti entre les travailleurs familiaux et les travailleurs payés.

Jusqu'à présent, l'A4SD a créé environ 850.000 emplois le long de ses chaînes de valeur, dont plus de 80 % dans le segment de production de la chaîne et moins de 20 % dans la transformation et le commerce.

TIC

Le matériel de vulgarisation numérique soutient les services de vulgarisation en face à face des partenaires et leur permet de s'adapter à l'environnement numérique en pleine croissance en Afrique.

Dans la réalisation de tout matériel, les projets d'A4SD coopèrent avec ses partenaires, en utilisant du matériel de vulgarisation numérique ainsi que des plates-formes numériques existantes (p.ex. WhatsApp). Le matériel publié est toujours sensible au genre et les agriculteurs sont présentés comme des agents de changement actifs.

Les projets ont utilisé divers moyens numériques pour diffuser l'information :    

Vidéos 3D - Basé sur du matériel de formation analogique éprouvé et basé sur la recherche, les projets d'A4SD ont développé des vidéos de formation animées en 3D, qui informent les agriculteurs sur les développements récents de stratégies innovantes. Les vidéos ont été produites selon un principe modulaire, ce qui facilite l'adaptation aux différentes langues. Des exemples de ces vidéos sont les vidéos animées en 3D développées par SSAB sur les bonnes pratiques agricoles et les bonnes récoltes ainsi que les pratiques post-récolte. Retrouvez les vidéos sur le site de la SSAB.
Les projets A4SD ont suivi le principe numérique le plus important : concevoir la vidéo en collaboration avec l'utilisateur. Les agriculteurs ont été impliqués dans le processus de production afin d'assurer l'identification avec le matériel. En travaillant avec des studios de production locaux, les structures existantes sont prises en compte autant que possible.

WhatsApp - WhatsApp est le messager le plus utilisé dans le monde entier. Il est utilisé par les projets A4SD comme un outil TIC pour atteindre les agriculteurs et d'autres acteurs de la chaîne de valeur. Ainsi, SSAB utilise le messager pour diffuser des vidéos et du matériel de vulgarisation parmi les agriculteurs par l'intermédiaire du réseau de partenaires du projet. De plus, ComCashew relie tous les partenaires féminins tout au long de la chaîne de valeur, des agricultrices aux directrices de production, au sein d'un groupe WhatsApp.

Cinema on the go - SSAB a acheté 100 projecteurs manuels, que les formateurs des partenaires utiliseront dans les communautés cacaoyères pour diffuser nos vidéos.

Diffusion via les canaux en ligne - A4SD utilise une variété de canaux en ligne : des canaux YouTube aux sites Web et aux plates-formes d'extension en ligne pour distribuer ses documents d'extension animés en 3D et autres documents en ligne.

Plus d'informations sur les activités TIC sur le site Web de la SSAB.

GENRE

"L'agriculteur africain et son mari..." Ce proverbe implique essentiellement l'importance des femmes dans le secteur agricole africain : elles forment l'épine dorsale de la petite exploitation agricole africaine. Lors de la conception des quatre projets de la chaîne de valeur, les inégalités entre les sexes dans les petites exploitations agricoles africaines ont été consciemment prises en compte.
Les projets ont eu un impact considérable sur la vie des femmes. Jusqu'à présent, >500.000 femmes ont été formées aux Bonnes Pratiques Agricoles (BPA) ou à la Farmer Business School (FBS). Pour ce faire, les projets utilisent du matériel de formation tenant compte des sexospécificités. Par exemple, dans les vidéos de formation SSAB, le mari et la femme nous racontent l'histoire de leurs efforts conjoints sur les bonnes pratiques nutritionnelles. Le projet sur le coton COMPACI cible aussi spécifiquement la question de l'égalité des sexes parmi les agriculteurs par le biais d'un matériel de formation tenant compte des sexospécificités. Ces formations ne sont pas seulement nécessaires pour améliorer les compétences des femmes en tant qu'agricultrices, mais elles constituent également des étapes clés pour améliorer l'agence des agricultrices.

Une histoire à réussite de genre : Bibiane Ndzana vit dans une zone rurale au Cameroun.  Après avoir suivi la formation FBS, sa vie a sérieusement changé : " Après FBS en 2012, je fais régulièrement mon calendrier de culture et mon compte d'exploitation pour mes exploitations agricoles. J'applique les BPA et je planifie mes dépenses. J'épargne et je suis admissible à des prêts. J'ai diversifié la production, y comprise l'arachide.
J'ai augmenté mon bénéfice de 1 200 EUR de 4 hectares en 2013 à 5 500 EUR de 6,5 hectares en 2015. Je paie facilement les frais de scolarité de mes enfants maintenant. Mon fils prendra le relais."
Plus des histoires de reussite et des vidéos FBS sur la page de SSAB.

Au-delà de la production, les projets ont également promu les femmes dans d'autres segments de la chaîne de valeur : le projet riz CARI en collaboration avec Walmart a une composante genre dédiée, qui vise à enseigner la transformation du riz avec des technologies améliorées de parboiling. Le projet ComCashew a formé {#es-mtp-2#} femmes à son Master Training Program (MTP), qui sont maintenant expertes dans le secteur de la noix de cajou. Après la formation, certains d'entre eux ont été promus dans leur environnement de travail à des postes de direction, devenant ainsi des modèles de rôle et des agents de changement.

Ardiata Traoré, par exemple, est devenu directrice de production de la fabrique de noix de cajou Burkinabé Gebana Burkina Sarl après avoir participé au MTP : " C'est ce que mes collègues ont dit de moi après avoir participé au MTP : " Vous réagissez d'une manière différente et plus professionnellement qu'auparavant. Au lieu d'être très agressif face à la situation, vous réagissez différemment d'une manière plus responsable " (...) MTP m'a permis de comprendre les différentes étapes de la chaîne de valeur de la noix de cajou : de l'établissement d'une ferme de noix de cajou, à l'entretien de la ferme, de la détermination de la qualité des noix de cajou brutes, aux différentes étapes de la transformation de la noix de cajou. Les connaissances acquises ont augmenté ma confiance en moi et je suis professionnellement mieux équipé pour surmonter les défis futurs auxquels je pourrais être confronté". Voir la vidéo d'Arditata sur le canal Youtube de ComCashew.

Pour plus des information sur les activités liées au genr, vozes notre fiche d'information sur le genre (seulement en anglais).
Informations sur le prix genre de la GIZ dans notre section news.

S&E

Le système de suivi et d'évaluation (S&E) de tous les projets A4SD est basé sur les principes et les normes de suivi de la GIZ. Le S&E implique l'observation systématique des résultats, de sorte que l'ensemble du processus de changement fait l'objet d'un suivi continu. De plus, la capacité de suivre les objectifs et leurs progrès à tout moment, accélère l'apprentissage des projets et met en évidence les domaines où des ajustements sont nécessaires. Outre l'apprentissage et le pilotage de projet, le S&E permet aux projets de rendre compte du développement du projet, vis-à-vis des bailleurs de fonds et des autres partenaires du projet.

Au début de la mise en œuvre, chaque projet A4SD a construit son propre système de S&E et a établi un plan de suivi. Lorsque le programme-cadre A4SD a été créé en 2016, en s'appuyant sur les projets individuels, il a introduit une nouvelle couche de suivi et d'évaluation : un système agrégé de suivi et d'évaluation de l'ensemble des projets en combinaison et – en combinaison - l'introduction d'indicateurs agrégés. Ces indicateurs sont basés sur les objectifs de développement durable (ODD), les exigences du Plan Marshall pour l'Afrique du BMZ et les exigences internes de la GIZ pour les indicateurs agrégés. Les indicateurs les plus importants établis sont ceux qui concernent l'évolution des rendements, le revenu des agriculteurs, les effets sur l'emploi, et les contributions des partenaires au programme. Chacun des projets du programme collecte ces indicateurs au moyen de méthodes et d'outils coordonnés. Les plus importantes sont :

  • Rapports des partenaires de mise en œuvre pour suivre les progrès des activités mises en œuvre, par exemple : afin de connaître le nombre exact d'agriculteurs formés.
  • Enquêtes sur les rendements afin d'assurer le suivi de l'évolution des rendements et des taux d'application des BPA.
  • Études de cas économiques afin de disposer d'informations approfondies sur l'économie agricole et de recueillir des données sur l'évolution des revenus des agriculteurs.
  • Entretiens d'experts afin d'obtenir des données sectorielles telles que les volumes de production nationale des cultures d'intérêt.

 Les données générées à l'aide de ces méthodes nous permettent d'établir des rapports à grande échelle avec des techniques fiables. Nous faisons rapport au public, aux mandataires et à tout autre partenaires par ce sites Web, de fiches d'information et de rapports.
Ces résultats agrégés ne conduisent pas seulement à une communication à plus grande échelle et plus facile, mais aussi à des résultats qui peuvent être facilement comparés au sein des projets. Cela stimule le partage d'expériences et de connaissances, ce qui augmente encore la portée et l'efficacité. Par exemple, l'approche FBS a été adoptée et adaptée à d'autres projets au sein de la GIZ, intensifiant l'utilisation d'outils et d'approches efficaces au sein de l'organisation.